10 Juin 1944 : Calvaire dans les Granges 

 

Dans le hangar Laudy , les hommes durent enlever 2 charettes qui l'encombraient , puis furent alignés face à cinq ou six SS et a une mitrailleuse placée quelques killomètres plus loin .

 

Malgrès cette situation inquiétante , chacun reprenait confiance , certifié qu'il n'existait aucun dépôt d'armes dans le village .

La fouille terminée , le malentendu serait parti et tout le monde serait relâché .

 

Ce n'était après tout qu'une question de patience .

Dans le local , le plus vaste des six où les hommes on été rassemblés , soix-deux hommes attendent donc que les SS leur rendent la liberté pendant que l'un de ces derniers ris et croque de temps en temps un morceau de sucre .

La cloche de l'église sonne , il est 15h30 .

 

Presque aussitôt un long coup de feu retentit :

 

C'est l'adjoint du chef du détachement , le capitaine Kahn , qui , dans la rue principale vient de tirer une rafale de sa mitraillette .

 

Alors , obéissant à ce signal , la mitrailleuse en batterie devant le groupe se met aussitôt à cracher, fauchant les hommes, beaucoup atteints aux jambes s'écroulent et en un instant il n'y a plus que des corps en tas , enchevêtrés , sanglants , gémissants sur lesquels la mitrailleuse continue à tirer .

 

Puis les tirs cessent

 

Les SS s'approchent et à coup de pistolet achèvent les victimes , tirant sur tout ce qui semble avoir encore un souffle de vie .

 

 

Quand tout paraît immobile et silencieux , avec des fourches , ils jettent sur les morts du foin , de la paille et des fagots qu'ils brûlent .

Puis ils s'éloignent.

 

Cette sinistre mise en scène se reproduit dans tous les autres lieux où des hommes on été rassemblés .

 

Les seuls hommes a avoir survecus a cet enfer se trouvaient dans la vaste remise Laudy.

 

Ce sont M. Roby, Hébras, Borie, Darthout et Broussaudier.

Photos des lieux de sinistres 

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