Le centre de la mémoire d'Oradour


Il est certain que la mémoire d'Oradour restera encore longtemps vive non seulement dans la région, mais aussi dans la France voire l'Europe ou même les autres continents.

 
Il s'agit là, d'une relation réciproque entre les ruines et la population :


les ruines ont une influence directe sur la façon dont les gens se souviennent du massacre et les gens eux-mêmes peuvent décider du sort des ruines.

 
En 1989 plusieurs institutions comme l'ANFM et le Conseil Général de la Haute-Vienne décidèrent de créer un "complément culturel" aux ruines, c'est-à-dire un "Centre de la Mémoire", dont la première pierre fut posée le 10 juin 1994 par François Mitterrand. "Ce doit être un lieu d'information sur le massacre d'Oradour et de réflexion sur les atrocités de la guerre," expliqua Jean-Claude Peyronnet, député socialiste et Président du Conseil-Général de la Haute-Vienne.


 

L'objectif du Musée-Centre est double : une exposition détaillée du massacre donnant aux visiteurs du site une idée claire du contexte et censée transmettre 'le message des rescapés, des familles des martyrs, des habitants d'Oradour et porter témoignage pour les générations futures et une partie consacrée aux expositions temporaires visant à élargir et actualiser la problématique posée par le drame d'Oradour en évoquant des conflits en cours dans lesquels souffrent des populations civiles.

 
Le musée est intéressant aussi parce qu'il vise en quelque sorte à montrer comment était la vie (paisible) à Oradour avant ce 10 juin 1944

 
(par exemple la représentation avec lumière et son d'un intérieur français dans les années quarante).


Le Centre en quelques dates...

 

1989 :
 

Le projet est présenté au Président Mitterrand

 

1992 :
 

lancement du projet

 

1994 :
 

Recrutement du chef de projet ; concours international de maîtrise d'œuvre

 

1999:

Ouverture au public le 12 mai ;


inauguration le 16 juillet par Jacques Chirac, Président de la République et Catherine Trautmann, Ministre de la culture


 
2002 :

Plus de 300 000 personnes ont visité l'exposition permanente du Centre de la mémoire.



Site officiel du centre de la mémoire d'Oradour sur Glane :


www.oradour.org .


 

La construction du centre de la mémoire

 

D’après le concept d’Yves Devraine, le Centre de la mémoire est censé former une symbiose avec le paysage et être ainsi une sorte de « non-architecture. »

 

Cette dite « non-architecture » est composé d'un toit à partir duquel on peut jeter un regard sur la vallée de la Glane, les ruines et le nouveau village ; de surcroît, elle est soulignée par une déchirure centrale qui traverse le bâtiment et qui est suggérée par des lames en acier rouillées.

 

Cette déchirure est censée symboliser la destruction par sa forme, démontrer le temps qui passe par son matériel et offrir ainsi le caractère du vieilli.

Le complexe total a partiellement été descendu dans le sol pour ne pas détourner le regard des ruines ou, pire, les couvrir.

 

Dans le hall d'entrée circulaire, le visiteur est confronté avec deux photographies extrêmement symboliques

 

: D'une part Hitler en train de tenir un discours aux masses lors du congrès du parti du Reich à Nuremberg, de l'autre, la phrase

« Souviens-toi » qui se trouve aussi à l'entrée des ruines d’Oradour.

 

 

L'exposition permanente est également tenue dans ce style de contradictions.

 

Ainsi, à l'aide des couleurs noires et rouges, le nazisme et le parcours de la division « das Reich » sont décrits.

 

 

Par contre, la description de la vie quotidienne à Oradour avant le massacre est représenté à l'aide de couleurs et de matériaux doux et lumineux.

En bas se trouve le centre de documentation qui permet de recevoir des groupes d'élèves ainsi que des enseignants ou pédagogues dans des conditions optimales grâce à ses salles modifiables.

 

Au début, cette vaste documentation contenant des archives, des photographies, des films, des publications et des revues français et étrangers avait été destiné à soutenir les recherches historiques pendant la préparation de l'exposition permanente.

La sobriété fournie par l'aspect extérieure permet à chacun de suivre ses propres réflexions, la superficie de la surface vitrée qui reflète le paysage invite le visiteur à un voyage du passé à l'avenir qui se trouve de l'autre côté du miroir.

 

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