Le Nazisme expliqué 

« Nazisme » est la contraction de « national-socialisme » (Nationalsozialismus en allemand, qui se démarque du « socialisme international »). Le terme « socialisme national » avait déjà été lancé en France par Maurice Barrès, pour définir sa position politique (nationalisme, socialisme et antisémitisme) équivalente à celle des nazis dans ses principes, mais n'ayant pas été traduite en actes.La doctrine nationale-socialiste fut exposée pour la première fois en public le 24 février 1920 à la Hofbräuhaus de Munich par Adolf Hitler. Mais c'est en 1925 qu'Adolf Hitler fait publier Mein Kampf (Mon Combat), livre dédié à Anton Drexler, créateur du DAP, Parti ouvrier allemand, rebaptisé NSDAP par Hitler, dans lequel il expose son autobiographie, son idéologie et son programme. Mein Kampf devient le livre de référence du nazisme.Le nazisme constitue l'idéologie politique du NSDAP (National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei), unique parti autorisé en Allemagne depuis l'été 1933 jusqu'à la chute du Troisième Reich le 8 mai 1945.

 

Le nazisme est une idéologie totalitaire, c'est-à-dire cherchant à dominer et à contrôler tous les aspects de la vie des citoyens, embrigadés dès l'enfance dans toutes sortes d'associations maîtrisées par le parti qu'ils étaient destinés à servir :

 

(Napolas, Jeunesses hitlériennes, Association des jeunes filles allemandes, Association des femmes allemandes, Association des Allemands de l'étranger, Secours populaire du parti nazi, Secours d'Hiver du peuple allemand).

 

 

 Le régime nazi, très proche du fascisme, duquel il a pris le caractère totalitaire que celui-ci a initié, assurait le culte du chef et le respect de la doctrine du parti par l'usage systématique de la violence.

 

 

À cet effet le régime, commandé par le parti unique disposait d'une police politique d'État à puissance phénoménale, la Gestapo (Geheime Staatspolizei), d'un service d'ordre gigantesque, et d'une milice privée, les SA puis les SS, qui se transformèrent avec l'arrivée au pouvoir d'Hitler en armée de terreur.La doctrine nazie se fondait sur une classification raciale des hommes d'après le critère artificiel de la qualité de leur sang. Elle incitait donc à traiter les hommes des races dites inférieures comme du bétail, et a ainsi poussé les applications de l'antisémitisme dans ses conséquences les plus extrêmes sur toute l'histoire de l'humanité. Toutefois, elle n'épargnait pas non plus les Slaves, les Asiatiques, les Noirs, classés au plus bas dans l'échelle des races, juste avant les Juifs. L'idéologie nazie du surhomme a notamment été inspirée par le pangermanisme, fonds de commerce de nombreux groupuscules mystico-politiques dont la Société de Thulé.

 

 

Le nazisme prône la supériorité de la « race aryenne » sur toutes les autres « races » humaines. Ce qu'il nomme « race aryenne » est en fait une notion à la fois morphologique, culturelle et religieuse. Le « véritable » aryen est celui qui est physiquement proche du canon germanique. La croyance commune fait correspondre cette « race aryenne » à l'image d'un homme pâle, blond aux yeux bleus et de culture germanique. En réalité, les critères, bien que restreints, étaient sensiblement plus larges(notamment au niveau des couleurs d'yeux et de cheveux).Les nazis classèrent les populations en fonction de ce qu'ils appelaient les « races à éduquer » (les Latins par exemple),les « races à réduire en servitude » (les Slaves, les Asiatiques, les Noirs) etles « races à exterminer » (les personnes de confession ou d'ascendance juive et le peuple tzigane.)

 

 

La doctrine nazie établit une hiérarchie des races qu'on peut résumer de la sorte :

 

1. ) Les Aryens, considérés comme une race supérieure, doivent dominer les autres races. Il s'agit des peuples germaniques et scandinaves (voire britanniques).

 

2.) Les peuples libres (races tolérées). Ils sont composés, d'une part, des autres peuples d'Europe occidentale (les Latins - Français, Espagnols, Italiens - Britanniques, etc.) et, d'autre part, des Japonais. Ils restent très haut dans la hiérarchie des races mais doivent être dominés par les Aryens.

 

3.) Les races d'esclaves. Il s'agit des Slaves, des Africains et des Asiatiques autres que les Japonais. Ce sont des êtres humains mais ils doivent être réduits en esclavage pour servir les races supérieures.

 

4.) Les Untermenschen, littéralement les sous-hommes. Ce sont les Juifs et les Tziganes. Ils sont considérés comme des races inférieures et nuisibles devant être détruites.

 

Les nazis stérilisèrent ou emprisonnèrent aussi ceux qu'ils considéraient comme malades, comme les homosexuels, ou ceux, même allemands, qui étaient considérés comme atteints de maladies héréditaires (cécité, alcoolisme, schizophrénie, etc.), ou de maladies mentales, en s'appuyant sur une lecture particulière des théories eugéniques du Britannique Francis Galton.

 

Après avoir conquis le pouvoir absolu, les nazis éliminèrent selon des procédés systématiques et par cercles concentriques entre 5 et 6 millions de Juifs (notamment, mais pas uniquement, à l'aide de chambres à gaz, certaines maladie tel que le Typhus furent extrémement meutriére) ainsi que de nombreux Tsiganes, entre 500 000 et 1 million dont 23 000 ont été recensés dans le seul camp d'Auschwitz

 

. Ils stérilisèrent aussi 400 000 Allemands et incarcérèrent tous les opposants au pouvoir dans des camps de concentration

 

.L'extermination des Juifs est appelée la Shoah, ce qui signifie« catastrophe » en hébreu.

 

 

 

 

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