Le tragique destin de Marguerite Simon 

Le tragique destin de Marguerite Simon :

 



Née le 30 Septembre 1932 à Paris dans le 15ème arrondissement . 


La fillette âgée de 12 ans est la seule Simon qui figure parmi les victimes  du 10 Juin 1944 .


Les secouristes ont retrouvé son cahier de catéchisme où figurait notamment cette belle phrase : 

:" Je prends la résolution de ne jamais faire de mal aux autres" .

 

 

A partir de deux sources , voici un court texte sur le destin tragique de Marguerite :

 

En 1944 , Marguerite Simon est hebérgée au Hameau des Bordes sur la commune d'Oradour chez sa grand mère .

 

Sa mère travaillant , l'a placée ici .

 

Son père est interné dans un asile .

 

Un jour de fête des mères , la petite fille , use de l'argent donné par sa grand mère en raison de ses bon points à l'école pour offrir un cadeau à sa mère si loin :

 

Ce sera un parfum .

 

En mars 1944 , sa mère , Amélie , prit quelques jours de congé et vint les passer aux Bordes avec sa fille .

 

La nuit , Marguerite et sa mère dormaient ensemble .

 

Dans la nuit du 9 au 10 mars , la jeune fille fit un cauchemard horrible elle s'écriait :

 

:" Le feu maman ! Le feu ! J'ai peur" .

 

La mère tenta de la rassurer .

:"  Tu as eu un cauchemar , ma petite fille ce n'est rien . Nous sommes tranquilles , nous sommes si bien toutes les deux , que veux-tu qu'il t'arrive ?

 

La fille tremble de tous ses membres .

 

Elle est réveillée mais non rassurée .

:" Maman , je t'en prie prends moi avec toi à Paris ! " .

 

- Ma petite , tu n'y penses pas !

 

Qu'est-ce que tu ferais maintenant à Paris ? Il faut bien que tu finisses ici ton année de classe . Tu sais que je m'emmènerai pour la rentrée pour octobre . Ca c'est promis ."

 

Marguerite ne dit plus rien , le silence revient .

Deux jours après cet incident , le 12 Mars , sachant que ce sont les dernières heures avant le départ de sa mère fixé au 13 , la fille déclare à sa mère :

 

:" Maman , si je reste ici , je vais mourir" .

 

Le temps passe .

Sa mère ne reçoit plus de lettres mais ne s'en inquiète pas .

 

Elle sait que les voies de chemin de fer sont perpétuellement coupées depuis le débarquement allié de Normandie .

Un jour de la fin de juin , une femme de ménage qui travail :" Au Bon Marché " la demande .

:" Il s'est passé quelque chose à Oradour : Allez donc voir M.Jean , il vous donnera des nouvelles" .

 

Commence alors pour la mère de Marguerite une longue période de doute , et de confusion , elle ne peut croire à la tragédie qu'il s'est produit à Oradour , et peu de personnes peuvent lui confirmer la tragédie jusqu'au jour où se rendant à un point de la Croix-Rouge elle rencontre un homme   lui déclarant :

 

:" J'étais depuis quinze jours sans nouvelles du Limousin . Ce qu'on vous a dit est vrai" .

 

Après quelques jours horribles , la femme décide de se rendre à Oradour . Elle pars le 5 Août 1944 , et atteint le hameau des Bordes le 13 .

Elle y trouve sa mère , qui lui confirme la tragédie .

 

Les deux femmes tombent en larmes .

Plus tard , elle sut que quelques durant son séjour au Hameau des Bordes , un obus avait dévasté sa chambre Parisienne durant les combats de la Libération .



Sources :

Larmes et Lumières à Oradour de Camille Mayran .

 

Les grandes enigmes de la Resistance . Volume 2.

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