Les Secouristes à Oradour

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les jours suivant le drame ,, des secouristes de la Croix-Rouge française, originaires de Haute-Vienne, dirigés par le Chanoine Schneider, avaient mené dans des conditions effroyables, une mission particulièrement difficile : récupérer et identifier les corps des victimes lorsque cela était possible, leur donner une sépulture et rassembler les cendres de l'église...

 

Lorsque le Docteur Bapt arrive sur les lieux, le 12 juin, il ne sait pas ce qu'il va découvrir, parce qu'il ne peut l'imaginer.


Quand il arrive, les ruines fument encore. Partout, il voit des corps d'hommes abattus dans leur fuite et calcinés, il devine des charniers disséminés ici ou là.

Et pour citer un texte rédigé, quelques années plus tard par 3 secouristes ayant participé à cette terrible mission, :

 

" L'église, enfin – demeure autrefois inviolable, édifice sacré, dernier refuge du pardon dans les luttes les plus acharnées, dans les combats les plus féroces, sanctuaire de la foi et, pour le non-croyant, asile de recueillement et symbole de charité, - l'église, avec sa tour carrée, n'est plus qu'une humble ruine, sous sa voûte crevée et son toit écroulé.


Le plafond de maçonnerie et les murs noircis par les flammes portent en larges sillons des traînées de suie.


Du 14 juin et jusqu'au 19, ils sont alors quelques dizaines, équipiers secouristes de la Croix-Rouge, des gamins âgés à peine de 17 ou 18 ans, à rechercher les corps outragés et les cadavres martyrisés, à collecter leurs cendres et leurs ossements, à participer à leur inhumation pendant que d'autres, des scouts, des employés des ponts et chaussées et des pompes funèbres, s'affairent pour vous aider.

 

Confrontés à une odeur insupportable, sous une chaleur accablante, c'est dans la Glane, dans les granges, dans les rues, dans des fosses, sous les ruines des maisons, dans l'église que vous avez rassemblé petit à petit les restes des suppliciés d'Oradour.

 

C'est jusque dans un puits qu'il leurs faudra essayer, sans succès, de récupérer des corps, ce qui vous imposera de le boucher avec des pierres.

Face à ce néant, ce dévouement exemplaire est le symbole, à mes yeux, de l'espoir, celui qui continue d'exister, même au cœur de l'enfer.

 

L'humanité qui les animait a permis de rendre leur dignité et de donner une sépulture aux morts suppliciés, à ceux qu'ils ont réussis à identifier comme aux très nombreux autres qui n'étaient plus identifiables.

 

 

Secouristes décorés présents à Oradour :

 

MEDAILLE DE BRONZE : 


Monsieur Jacques AUGEREAU

 

Monsieur Henri BIARDAUD

 

Monsieur Roger BIARDAUD

 

Monsieur Jean-Pierre BOUCHEMOUSSE

 

Monsieur Roland BOUISSOU

 

Monsieur Pierre BOURINET

 

Monsieur Lucien CANIN

 

Monsieur Pierre CIBOT

 

Monsieur Albert COURTY

 

Monsieur Charles DUPRAT (secouriste descendu dans le puit)

Monsieur Jean-Yves VIAU pour Monsieur Gilbert FONT

Docteur Robert GANDOIS


Monsieur Claude LAVERGNE

Chanoine SCHNEIDER pour Monsieur Henri MOREAU

Monsieur Bernard REBIN

MEDAILLE D'ARGENT :

Docteur Gilbert MALINVAUD

PLAQUETTE DE RECONNAISSANCE :


Chanoine René-Roger SYLVAIN

MEDAILLE DE BRONZE (à titre posthume) :

Madame Jacques BOUSSIER épouse de Monsieur Jacques BOUSSIER

 

Madame Georges CONSTANTY épouse de Monsieur Georges CONSTANTY

 

Messieurs Robert et Jean-Claude FAURY fils de Monsieur Martin-Marcel FAURY

 

Monsieur Alain FUSADE fils de Monsieur Gabriel FUSADE

 

Docteur Robert GANDOIS ami de Monsieur Jean-Emile MEYNIEUX

 

Madame Marie-Chantal KLEINHANS fille de Monsieur Jean MASSALOUX

 

Monsieur Pierre QUERAUD frère de Monsieur Jacques QUERAUD

 

Monsieur André BRILACH beau-frère de Monsieur Robert MONTGERMON

 

Madame Nicole ROCHETTE fille de Monsieur Jean-Baptiste ROCHETTE

 

Madame Vanessa BOUBY-SERIEIX fille de Monsieur René BOUBY

 

Monsieur Jacques TABATON-TUILIERE fils de Monsieur Ferdinand TABATON-TUILIERE

 

Monsieur Jean-Yves VIAU fils de Monsieur Eugène VIAU

 

MEDAILLE D'ARGENT ( à titre posthume) :

Madame Marie-Chantal KLEINHANS fille de Madame Henriette MASSALOUX-DUMAY

 

Monsieur Pierre VIGNERIE époux de Madame Suzanne VIGNERIE-LACOSTE

 

PLAQUETTE DE RECONNAISSANCE :

Monsieur Alain BARON

MEDAILLE DE SOLFERINO :


Chanoine Philippe SCHNEIDER

Les absents et non représentés

Monsieur Jacques BONDY

Monsieur Jean COLLEVILLE


Monsieur Henri DIMA

Monsieur Georges FREZEAU

Monsieur René MERCIER

Chanoine Gilbert SCHMISSER

 

Décédés et non représentés :

Docteur BAPT

 

Monsieur Michel CARTALIER

 

Monsieur Gaston DELRON

 

Monsieur Jean DUMAS

 

Monsieur Albert FONTANILLE

 

Monsieur Etienne HECKLE

 

Monsieur Louis SIMMONET

 

Monsieur Raymond POUGEAS

 

Monsieur Georges POUPARD

 

Monsieur Marc RABY

 

Monsieur Gérard WAHL

 

Annexe 

Scan du 5 juillet 1945  tiré de la revue La Libre Pharmacie , revue pharmaceutique mensuelle independante 

 

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