Jean Tardieu : Oradour


Oradour n'a plus de femmes
Oradour n'a plus un homme
Oradour n'a plus de feuilles
Oradour n'a plus de pierres
Oradour n'a plus d'église
Oradour n'a plus d'enfants


Plus de fumée plus de rires
Plus de toîts plus de greniers
Plus de meules plus d'amour
Plus de vin plus de chansons.


Oradour, j'ai peur d'entendre
Oradour, je n'ose pas
Approcher de tes blessures
De ton sang de tes ruines,
je ne peux je ne peux pas
Voir ni entendre ton nom.


Oradour je crie et hurle
Chaquefois qu'un coeur éclate
Sous les coups des assassins
Une tête épouvantée


Deux yeux larges deux yeux rouges
Deux yeux graves deux yeux grands
Comme la nuit la folie
Deux yeux de petits enfants:
Ils ne me quitteront pas.


Oradour je n'ose plus
Lire ou prononcer ton nom.


Oradour honte des hommes
Oradour honte éternelle
Nos coeurs ne s'apaiseront
Que par la pire vengeance
Haine et honte pour toujours.


Oradour n'a plus de forme
Oradour, femmes ni hommes
Oradour n'a plus d'enfants
Oradour n'a plus de feuilles
Oradour n'a plus d'église


Plus de fumées plus de filles
Plus de soirs ni de matins
Plus de pleurs ni de chansons.


Oradour n'est plus qu'un cri
Et c'est bien la pire offense
Au village qui vivait
Et c'est bien la pire honte
Que de n'être plus qu'un cri,


Nom de la haine des hommes
Nom de la honte des hommes
Le nom de notre vengeance


Qu'à travers toutes nos terres
On écoute en frissonnant,
Une bouche sans personne,
Qui hurle pour tous les temps.
 Jean Tardieu : Oradour

 



 

 

Oradour n'a plus de femmes
Oradour n'a plus un homme
Oradour n'a plus de feuilles
Oradour n'a plus de pierres
Oradour n'a plus d'église
Oradour n'a plus d'enfants


Plus de fumée plus de rires
Plus de toîts plus de greniers
Plus de meules plus d'amour
Plus de vin plus de chansons.


Oradour, j'ai peur d'entendre
Oradour, je n'ose pas
Approcher de tes blessures
De ton sang de tes ruines,
je ne peux je ne peux pas
Voir ni entendre ton nom.


Oradour je crie et hurle
Chaquefois qu'un coeur éclate
Sous les coups des assassins
Une tête épouvantée


Deux yeux larges deux yeux rouges
Deux yeux graves deux yeux grands
Comme la nuit la folie
Deux yeux de petits enfants:
Ils ne me quitteront pas.


Oradour je n'ose plus
Lire ou prononcer ton nom.


Oradour honte des hommes
Oradour honte éternelle
Nos coeurs ne s'apaiseront
Que par la pire vengeance
Haine et honte pour toujours.


Oradour n'a plus de forme
Oradour, femmes ni hommes
Oradour n'a plus d'enfants
Oradour n'a plus de feuilles
Oradour n'a plus d'église


Plus de fumées plus de filles
Plus de soirs ni de matins
Plus de pleurs ni de chansons.


Oradour n'est plus qu'un cri
Et c'est bien la pire offense
Au village qui vivait
Et c'est bien la pire honte
Que de n'être plus qu'un cri,


Nom de la haine des hommes
Nom de la honte des hommes
Le nom de notre vengeance


Qu'à travers toutes nos terres
On écoute en frissonnant,
Une bouche sans personne,
Qui hurle pour tous les temps.
 

H.Demay : Pour Oradour


Sur les ruines froides, austères ,
Le ciel , témoin d'un triste jour,
Epanche, ses larmes amères;
Un corbeau va,piètre vautour,
Parmi le vent glacé qui court :
Oradour-sur-Glane n'est plus...

Toits éventrés jonchant les terres,
Moëllons noircis dans mainte cour,
Murs tortutés, chaos d'artères :
O ,débris de l'horrible four ,
La horde, encore , hante le bourg !
Oradour-sur-Glane n'est plus...

Tombeau des enfants et des mères
Massacrés,brûlés tour à tour,
Par de barbares janissaires,
Tu dis , sous ton silence lourd
L'éternel crime, atroc et sourd :
Oradour-sur-Glane n'est plus...

Princes,oyez en vos repaires,
Ces cris morts qui restent aigus ;
Honte à vos moeurs si délétères :
Oradour-sur-Glane n'est plus...
 

Lucette Morliéras  : Moi, le puits

Ah ! Que j'étais heureux quand la charmante Dame
Venait puiser de l'eau dans le creux de mon âme.
Son jupon me frôlait.J'éprouvais un frisson
Plein d'amour en en offrant ma si fraîche boisson ;
Et sa main déroulait les maillons de ma chaîne
Pour étancher la soif de la nature humaine .

Hélas ! En ce dix j uin , l'homme ivre de leur sang
Brûla les habitants, Oradour et l'enfant .
On jeta dans mon sein des vivants de passage,
Et des blessés fuyant cette horde sauvage ;
Aux affres d'agonie en leurs cris douloureux
Depuis ce jour, ma source...elle apparient aux Dieux.


Aux multiples des temps à chaque décennie
La voix de l'innocent dira l'ignominie.
C'est moi :" Le puits tragique" où se tarit mon eu;
Aux silences des ans, je ne suis qu'un tombeau...

Titre de votre édito

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