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Une Histoire d'Oradour 

Oradour à l'Antiquité et au Moyen-Age 

Oradour à l'antiquité 

Les premieres traces d'Hommes préhistorique dans la région d'Oradour sont caracterisées par deux hâches polies ramassées dans les champs de Masférat et un beau fragment de poignard trouvé à Chez-Lamie .

Ces objets dataient du Néolithique période dire aussi :" de la pierre polie" où l' Homme après avoir longtemps été nomade , s'est fixé sur le sol .

On ne trouve à Oradour , ni dolmens, ni menhirs,  mais il en existe tout près dans les communes de Javerdat et de Cieux .

Oradour à l'époque Gallo-Romaine 

A la fin 19ème siècle  ( 1882) , l'abbé Joyeux, curé d'Oradour sur Glane découvrit, au :" Repaire" les vestiges  d'un :" camp" dont, il n'a pas malheureusemennt laissé de description mais qu'il considérait comme Gallo-Romain ( castrum) .

IL y a tout lieu de croire qu'il s'agissait plutôt d'une de ces enceintes fortifiées dans lesquelles , vers IIIeme ou IIème millénaire avant J-C , nos ancêtres , en cas de danger se réfugiaient avec leurs famillles et leurs troupeaux .


Les villas gallo-romaines:

En 1889 -1890 , l'abbé Joyeux effectuant des fouilles à Orbagnac, sur l'emplacement d'une :" villa" gallo-romaine , mit au jour des briques octogonales , des fragments de poetires , des orceaux de verres , un buste de femme nrisé qui faisait peut-être partie de l'autel familial , une pointe de javelot et des figurines en terre-cuite blanchâtre , creuses , représentant des oiseaux des poissons et des animaux . 

Il dégagea aussi prêt du village du :" Theil" des pans de murs d'une autre :" villa" et découvrit de nombreux débris de matériaux nottamment des briques à emboitage ( tegulae ) .

A Laplaud , entre 1920 et 1925 on découvrit dans un champ , à la suite d'un effondrement du sol , un souterrain-refuge .

Un essai d'exploration fut arrêté par des éboulements .

Ces refuges furent utilisés nottament pendant la Guerre de Cent Ans et jusqu'aux guerres de religions . 

 

Oradour au moyen-âge 

Au Vème siècle la région d'Oradour connue les invasions barbares...

L'autorité de Charlemagne procura au Limousin un demi-siècle de paix .

Malheureusement les Normands remontant le cours de la Vienne, incendièrent Limoges en 1846 .  

Sur la condition des paysans au début du Moyen-Âge les documents sont extrémements rares .

On ne trouve aucun document concernant Oradour sur Glane
 à l'exception de :" La Chronique" de Maleu , prêtre et chanoie de l'église de Saint Junien qui fut chargé d'en écrire l'histoire .

Dans cet ouvrage terminé en 1316, il est fait état, tout à fait incidemment , d'une :" villa" appellée en 1181 , Deus-y-Do aujourd'hui Dieulidou et on y apprend aussi 
qu'en 1264 la paroisse d'Oradour sur Glane
 ( Oratorio supra Glanam ) avait pour seigneur le chapitre de chanoines de Saint Junien.

Aucun renseignement n'a été a ce jour trouvé  sur ce qui s'est passé à Oradour pendant la Guerre de Cent Ans , ni sur les épidémies de peste qui se répandirent dans tout le pays à partir de 1348 :

Cependant la lèpre rapportée d'Orient par les croisées fut une des plaies les plus cruelles du Moyen-Âge et elle n'épargna pas Oradour .

Il existait une léproserie à la Fauvette .

 

Ci dessous , des cartes d'Oradour à l'Antiquité et au moyen âge . 

 

Cartes 

 

Oradour en 14-18 :
La première guerre mondiale et ses conséquences

L'armistice de la Première Guerre Mondiale a été signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15 dans la foret de Compiègne. Cette date  marque la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et la capitulation de l'Allemagne.

 

 

Oradour, comme toutes les communes rurales , paya un lourd tribu pendant
la Grande Guerre :

 

97 noms figurent sur la plaque de marbre située à l'intérieur de l'église à la mémoire de ses enfants morts pour la France pendant les quatre année de guerre de la première guerre mondiale .

 

La population de la commune qui était, en 1846 de 1989 habitants, était tombée à 1848 en 1861.
Elle était remontée à 1903 habitants en 1872 pour continuer sa progression jusqu'en 1891,où pour la première fois , elle dépasse les 2 000 habitants , 2045 très exactement .

 

Après la :" saignée" de 1914-1918 , c'est de nouveau la chute...

 

En 1921 , Oradour se retrouve cent ans en arrière avec 1789 habitants et, cette fois, il n'y aura pas de remontée :

 

 

 

1926 : 1790 habitants

 

1931 : 1601 habitants

 

1936 : 1574 habitants .

 

 

 

La plaque commémorative où est dressée la liste des 97 hommes d'Oradour tués pendant la première guerre mondiale n'a même pas été épargnée pendant le massacre du 10 Juin 1944 les impacts de balles se distinguent bien .

 

 

Pour accéder  à la liste de ces soldats morts pour la France cliquez ici :

 

Mémorial GenWeb

Oradour : 1939-1944 

En 1939, l'Europe est divisée en trois grandes tendances politiques : les démocraties, essentiellement à l'ouest, le communisme en Russie et les dictatures d'Europe centrale.


Favorisée par la crise de 1929, l'arrivée au pouvoir des idéologies
fascistes et nazies influence fortement les régimes autoritaires.

En face, les pays démocratiques, encore pacifistes, ont déjà montré leur faiblesse en laissant faire l'Anschluss et en abandonnant la Tchécoslovaquie lors des accords de Munich.

De même, en Espagne, Franco est en passe de l'emporter. Mais France et Angleterre espèrent que les nazis s'attaqueront avant tout à l'URSS, espoir que le pacte Germano-soviétique remettra bientôt en cause.


1940 : L'Europe sous le feu de la Blitzkrieg :

 

En juillet 1940, l'Europe subit de plein fouet la puissance allemande .

Au cours de l'année 1939, les régimes italien et allemand révèlent leurs visées expansionnistes en Europe. Tandis que l'Albanie tombe aux mains de l'Italie, l'Allemagne achève de démanteler la Tchécoslovaquie.

Quand Hitler s'attaque à la Pologne, la France et l'Angleterre lui déclarent la guerre.


Quant à l'URSS, elle fait jouer la clause secrète du pacte germano-soviétique et envahit les pays Baltes et l'est de la Pologne.

La "drôle de guerre" débute : pas d'action militaire en dehors de l'invasion du Danemark et de la Norvège en avril 1940 .

Quand Hitler entre en action le 10 mai, il s'empare rapidement des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et de la France. Seule l'Angleterre parvient à résister.

La mobilisation de 1939 enlève à la commune de nombreux soldats .

Dans la courte campagne de 1939-1940 4 hommes d'Oradour périrons .

 

Les prisonniers sont nombreux : 82 .

D'autre part , la commune comptera 14 deportés au
Service du Travail Obligatoire ( S.T.O) .


Prisonniers et deportés reviendrons sains et saufs mais hélas ils ne retrouverons plus leur Oradour où ils avaient vécus heureux auparavant...

En septembre 1939 , plusieurs secteurs du Bas-Rhin ont été évacués d'office .

Oradour est désigné pour héberger 400 habitants de
Schiltigheim , petite ville proche de Strasbourg .

Mais après l'armistice presque tous les évacués regagnent leur domicile .

63 expulsés lorrains , presque tous originaires de Charly et de Montois-Flauville près de Metz trouverons à leur tour refuge à Oradour sur Glane .

Lentement , les mois , les années passent...

Pour tous , Limousins et Lorrains , l'attente s'éternise .

Mais au succès foudroyant de la Wehrmacht succèdent les revers .

 

La Résistance s'organise dans la France occupée .

Le débarquement allié semble proche..

 

Dans ce mélange de chagrin et d'espoir , la population d'Oradour a le droit de penser que la guerre va s'achever sans lui porter atteinte :

-Pas de déportés politiques

-Pas de maquisards

Il n'y a donc aucune raison pour que ce lieu paisible la terreur règne.

 

Et pourtant le 10 Juin 1944 le village sera victime d'un massacre orchestré par les hordes d'Hitler 

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